Le fakir en s'engageant dans la voie
doit se tenir devant la porte d'Allah avec une grande humilité sans
chercher à réaliser un quelconque intérêt. Il ne doit même pas
demander à ce que la porte s'ouvre. Il est là parce qu'on lui a demandé
qu'il soit là par obéissance à l'ordre du Seigneur. La recherche d'un
quelconque intérêt même spirituel ne permet pas de réaliser l'état
de détachement total qui permet la manifestation de DIEU. Car DIEU
comme disent les maîtres soufis n'entre pas dans un coeur dèja
occupé . .
Le fakir en enfreignant
certaines règles fondamentales de la charia et en ne
respectant pas certaines prescriptions religieuses(s'abstenir de
faire l'interdit et faire l'obligatoire dans la mesure du possible)
assombrit son coeur et dilapide le stock de lumières qu'il aurait
pu emmagasiner grâce au dhikr (invocation de Dieu).Il est
comparable à un patient qui respecte la dose en médicament prescrite par
son médecin mais n'observe pas de régime alimentaire .
Un fakir au comportement rationnel doit toujours veiller à ce que son
solde en lumières soit toujours positif voire excédentaire en
invoquant Dieu tout le temps tout en respectant les règles fondamentales
de la charia pour éviter des "fuites" de lumières.
Plus le contexte est difficile (ex:contexte occidental) plus l' effort
déployé par le fakir pour respecter certaines prescriptions de la
charia serait grand et plus sa récompense serait
importante. Il faudrait cependant signaler qu'en cas de nécessité
absolue (physique ) et dans l'absence de solution de rechange
l'Islam laisse au musulman sous contrainte une certaine marge de
manoeuvre lui permettant de s'adapter à contre coeur à la nouvelle
situation sans qu'il ait l'intention préméditée d'enfreindre la
règle religieuse.
Le dhikr autorisé dans la voie par Sidi Hamza dote le fakir
d'une capacité spirituelle qui lui permet de faire ses obligations
religieuses non pas avec peine mais avec un grand ardeur .